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La Transition Écologique

Comment améliorer le quotidien et le bien-vivre des tourangeaux pour se nourrir, se loger ou se déplacer ?

Dans chacun des gestes du quotidien, nous imprimons un impact sur notre environnement. Notre équipe a l’ambition d’accélérer les actions visant à réduire ces impacts sur l’environnement et la santé (pollutions, précarité énergétique, réchauffement climatique).
Consommer moins d’énergie, augmenter la production d’énergies renouvelables, diminuer les émissions de gaz à effet de serre et limiter les impacts du réchauffement climatiques, tels sont les principaux objectifs à atteindre. Pour cela, nous proposons un plan d’action autour de cinq priorités que nous mettons en débat sur notre plateforme collaborative.



Accompagner tous les acteurs de la transition écologique

Notre première priorité sera d’accompagner tous les acteurs de la transition écologique et de mobiliser les habitants. Cela implique de se doter d’un « plan climat » au niveau de la Métropole, qui fait actuellement défaut, mais aussi de créer une véritable Agence de la Transition Écologique et de mener des actions au sein même de la Ville de Tours qui a d’une certaine manière un devoir d’exemplarité.

1. Se doter d’un « plan climat » métropolitain

  • Ce Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) constituera notre feuille de route pour les 15 prochaines années. Il permettra de mettre en place une politique transversale d’atténuation et d’adaptation au changement climatique, de maîtrise des consommations d’énergie, de développement des énergies renouvelables, et d’amélioration de la qualité de l’air. Nous soutiendrons également l’initiative récente de la Région Centre -Val de Loire visant à créer une COP régionale à l’image des COP mondiales sur l’environnement.
  • Ce plan sera soumis à une consultation publique pour recueillir l’avis des habitants, avec des réunions publiques et des ateliers thématiques. Pour faciliter l’adhésion et obtenir des résultats, nous veillerons à la cohérence dans les politiques portées à l’échelle du territoire. C’est ainsi que le futur Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI) – car notre Métropole ne dispose toujours pas de PLUI – devra être compatible avec le Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET).

2. Créer une véritable « Agence de la transition écologique »

  • La transition ne se décrète pas, elle sera le fruit d’une volonté collective. Devant l’urgence écologique, il conviendra de renforcer les moyens de l’Agence locale de l’énergie et du climat (ALEC) et de la transformer (regrouper en son sein l’ensemble des compétences de notre territoire pour mener à bien le projet de transition écologique) afin qu’elle devienne une véritable Agence de la Transition Écologique. Actuellement organisée sous forme associative, cette structure conseille les particuliers et les collectivités en matière de maîtrise de l’énergie et de développement des énergies renouvelables. Ses missions seront élargies pour accompagner la collectivité et ses habitants dans le changement de leurs pratiques en matière d’énergie mais également dans les domaines des déplacements, des déchets, du passage à une alimentation biologique et locale, etc.
  • Cette Agence pourrait aussi se voir confier l’animation d’une Plateforme Départementale de Rénovation Énergétique qui sera un lieu ressource pour toutes les personnes, collectivités, entreprises qui ont un projet d’amélioration énergétique et qui souhaitent obtenir des renseignements sur le plan technique ou sur les aides qui peuvent être attribuées.

3. Mener des actions en interne de la ville de Tours

  • La formation des agents de la ville pour en faire « les fers de lance de la transition écologique » : nous devons nous appuyer sur la qualité et la motivation des agents de la ville. L’objectif est de former les agents et de mettre en place des outils pour une meilleure maîtrise des consommations énergétiques. Nous soutiendrons aussi les pratiques de mobilité durable chez les agents en favorisant pour leurs déplacements l’utilisation de véhicules bas carbone (transition du parc de véhicules/utilitaires vers un parc 100% bas carbone).
  • L’isolation thermique des bâtiments de la ville : La consommation des bâtiments représente plus d’un tiers des dépenses énergétiques et des émissions des gaz à effet de serre. Dans ce contexte, l’isolation thermique et l’optimisation du foncier devront être une priorité. Nous devrons mobiliser tous les moyens disponibles pour accélérer les programmes en cours. La transition écologique exige de faire des choix, nous les ferons. Dans le cadre de ces interventions sur les bâtiments, nous procéderons systématiquement à leur désamiantage.
  • Revoir notre politique d’achat public : nos ambitions en matière de développement durable seront intégrées dans la politique des achats de la collectivité. A ce titre un cahier des charges applicables à l’ensemble des services et projets sera mis en place (ex : dans tous les appels d’offres auxquels participera la ville, le poids des critères de développement durable, en particulier la consommation énergétique, sera déterminant (ne pas chercher le moins-disant, mais le mieux-disant). De même, la dimension environnementale des « Appels d’offre et les appels à Projets Innovants » (API) en cours devra être prise en compte.
  • Un appel à projet en faveur du développement des énergies renouvelables sera lancé.
  • L’extension du réseau de chaleur biomasse (public et privé) moins dépendant des combustibles fossiles, plus écologique et économique. Les réseaux de chaleur, alimentés par des chaufferies biomasse produisent une chaleur issue principalement (2/3) d’énergies renouvelables, Ils permettent de contribuer au développement de ressources locales (la filière bois) et donc de l’économie locale.

Développer l’intermodalité et les déplacements doux

Notre seconde priorité est de privilégier l’intermodalité et les déplacements doux. En complément des équipements et des incitations tarifaires, il est aujourd’hui nécessaire de repenser l’ensemble des modalités de déplacement en visant leur complémentarité (vélo, Tram, bus, voiture, train, avion) sans chercher à les opposer.

4. Favoriser les déplacements doux et sécurisés

  • Aménager des pistes cyclables sécurisées pour les deux roues (Vélos, trottinettes). Ce n’est pas seulement le nombre de kilomètres de pistes cyclables qu’il faut viser mais leur qualité, leur sécurité et leur complémentarité avec les autres modes de déplacement. C’est un changement de stratégie dans ce domaine que nous porterons. Le plan actuel de la métropole prévue pour 2030 est financièrement irréaliste. La tendance à la minéralisation de la ville (terrasses pavées), comme sur une partie de l’avenue Grammont, ne doit pas empêcher l’aménagement de pistes cyclables.
  • Favoriser les dessertes ferroviaires et leur verdissement (Matériels ferroviaires électriques ou hydrogène). Nous souhaitons réactiver la desserte cadencée entre les deux gares de Tours et de Saint-Pierre des Corps. Il conviendra également de relancer la réflexion, au niveau du territoire, sur « l’étoile ferroviaire » sur les corridors (Tours / Amboise, Bléré, Loches, Château Renault, Port de Piles, Saint Paterne Racan, Port Boulet et Chinon).
  • Lancer un programme de recherche dirigé par l’Université / Polytech Tours qui aura pour objectif de définir le schéma idéal de déplacement pour les 30 prochaines années (vélo, bus, Tram, voiture, train, avion).

5. Réduire l’empreinte carbone des véhicules

  • Favoriser l’intermodalité en maillant équitablement le territoire avec des parkings-relais. L’implantation précise de ces nouveaux parkings relais méritera d’être discutée avec les habitants. Une étude du CODEV considère que l’axe structurant de l’A10 doit pouvoir être raccordé au tram via des parkings relais au nord (dans le quartier de l’aéroport) et au sud avec le parking de la Sagerie encore insuffisamment utilisé. Cela permettrait de limiter les besoins en parking sur les bords de Loire pour permettre de mettre en valeur ce patrimoine fluvial.
  • Préparer le déplacement de la Gare routière : avec l’explosion du trafic d’autocars, la question du déménagement de la gare routière (place du Général Leclerc et de la rue Edouard Vaillant) va se poser inévitablement. Son interconnexion avec le train et le service de transport urbain devra faire l’objet d’une desserte cadencée. Cela permettra de traiter l’embellissement et le verdissement de ces deux sites.
  • Régler rapidement la question du bouclage du périphérique : Les non-décisions ou reports de débat autour de cette question contribuent à geler les améliorations attendues en termes de fluidification de la circulation au Nord de la Métropole. Le débat doit être tenu, avec les élus de la Métropole et les habitants, mais n’évitera pas la question du bien-fondé d’une telle infrastructure notamment dans un contexte de réduction de la voiture.

Développer les transports bas-carbone

L’objectif est, à terme (2050), de ne proposer que des transports en commun roulant à l’énergie verte et décarbonée (véhicules hybrides, électriques ou hydrogènes). Les transports en commun occupent un rôle central dans le report modal en apportant une solution aux déplacements de moyenne ou longue distance. Une tarification incitative et l’extension du réseau des transports en commun s’avèrent donc indispensable à l’atteinte des objectifs environnementaux.

6. Mettre en place une tarification écologique et solidaire des transports en commun

  • Nous proposons d’instaurer la gratuité le week-end pour les transports en commun ce qui aura un double impact écologique, en favorisant le report modal, et économique pour les commerces du centre-ville. Cela impliquera d’adapter les tarifs actuels pour ne pas défavoriser les abonnés au réseau.
  • De plus, nous proposerons d’élargir l’accès des transports en commun à certaines populations notamment selon l’âge (scolaires et plus de 65 ans), selon la situation sociale (bénéficiaires de minima sociaux et les familles dont le quotient familial est inférieur à un certain seuil) ou selon le statut (étudiants, demandeurs d’emploi) et, bien entendu, aux personnes en situation de handicap). Cela permettra aussi de redonner un peu de pouvoir d’achat aux Tourangeaux.

7. Relancer une consultation directe de la population sur le tracé de la 2ème ligne de tramway

  • Malgré l’avis favorable du conseil de la Métropole, un certain nombre de questions majeures restent toujours en suspens concernant la 2ème ligne de tramway comme cela est souligné dans le rapport du garant de la consultation publique : le surcoût du tracé retenu (30 M€ de plus pour le tracé Béranger), l’absence de liaison avec la gare de Saint-Pierre-des-Corps, l’abattage des arbres, l’extension de la ligne A vers l’aéroport, le flou sur l’implantation des parkings relais et, surtout, le coût final de ce projet.
  • L’enjeu de desserte de la gare TGV de st Pierre des Corps s’avère faire l’objet d’une demande significative des usagers qui mérite concertation selon le rapport du garant de la consultation publique. Cette thématique apparait « comme un sujet orphelin de la démarche de concertation et mériterait d’être concertée davantage en réponse aux attentes exprimées par les citoyens. »
  • Une nouvelle consultation de la population semble donc s’imposer sur ce projet qui devra, en outre, préciser la bonne articulation avec le réseau des bus à haut niveau de service (BHNS) que nous souhaitons développer en raison de leur coût en infrastructure moins élevé et de leur mise en œuvre plus rapide que le tramway. Il permettra de préciser les modalités de dessertes pour répondre aux besoins des usagers dans le cadre d’un schéma global des mobilités.

8. Développer un réseau de Bus à Haut niveau de Service (BHNS) à hydrogène

  • Dans le cadre du futur plan climat métropolitain que nous appelons de nos vœux, nous proposerons la conversion de tout ou partie de la flotte actuelle de bus au 100% électrique ou hydrogène d’ici 2025 et l’extension du réseau des bus à haut niveau de service (BHNS). La modification du tracé de la ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) dite Tempo est déjà programmée dans le cadre du réaménagement global du réseau en complémentarité de la 2ème ligne de tramway.
  • Comparable au niveau de service du tramway (cadences, circulation en site propre), des réseaux de bus à haut niveau de service (BHNS) à hydrogène voient le jour dans de nombreuses agglomérations. C’est aujourd’hui une technologie mature qui présente de nombreux avantages (coût, faible émission de Gaz à effet de serre, capacité d’autoproduction d’hydrogène décarboné). Associés aux bus hybrides et électriques ils constituent indéniablement une des briques technologiques des réseaux de transports bas-carbone.
  • Complémentaire du tramway, cette technologie de BHNS H² permettrait d’accélérer, pour un coût plus raisonnable compte tenu du niveau d’endettement de la ville et de la Métropole, les dessertes Est/Ouest et Nord/Sud vers les villes de Fondettes, de Saint Pierre des Corps et de Chambray.

Changer nos modes de consommation et réduire le volume des déchets

Comme dans le domaine de l’énergie, nous viserons à favoriser et accélérer la sobriété de nos modes de consommation. La question des déchets est complémentaire. Il faut les réduire (face à la saturation de l’actuel centre d’enfouissement) mais il faut également chercher à les valoriser en favorisant le développement de circuits courts (sobres en transport).

9. Adopter des modes de consommation sobres

  • Renforcer l’utilisation des circuits courts, de l’alimentation bio et de l’éco-partage en s’appuyant sur les quartiers (marchés, commerçants) et en renforçant le poids des critères « développement durable » dans les appels d’offre de la ville. Il faudra, en particulier travailler à les développer pour nos écoles avec le soutien de notre cuisine centrale. Nous proposerons à ce sujet la mise en place d’une régie de maraichage bio pour alimenter les crèches de la ville, à l’image de ce qui se fait à Vannes.
  • Nous soutiendrons également toutes les initiatives visant à développer la création de potagers partagés : de la cour d’un immeuble, aux jardins familiaux en passant par le végétalisation de terrasse, chaque projet pourra bénéficier du conseil et du soutien des services de la ville.
  • Réduire les consommations d’eau (réduire les pertes et l’évaporation) et progressivement le besoin (équipements, plantations, …) et verdir la ville pour limiter les effets de la pollution et des canicules (réalisation d’un corridor écologique).

10. Réduire les polluants, en particulier les produits en plastique, à commencer par l’école

  • Il conviendra de mettre fin à l’utilisation des contenants alimentaires de cuisson, de réchauffe et de service en matière plastique dans les services de restauration collective des établissements scolaires, universitaires ainsi que les établissements d’accueil d’enfants de moins de 6 ans.
  • Dans le même esprit, nous trouverons une solution pour proposer aux commerçants présents sur nos marchés une alternative au sac plastique comme c’est déjà le cas dans d’autres grandes villes.
  • Dans le domaine de l’eau, nous veillerons à maintenir un service de régie de l’eau et à son action pour le traitement des micropolluants.

11. Développer des filières locales de valorisation des déchets

  • Plastiques, verres, métaux la plupart des filières de traitement sont délocalisées. Outre le coût écologique du transport, cela transfère la responsabilité du traitement des déchets à d’autres. Des technologies matures permettent de valoriser une grande partie d’entre eux dans des conditions environnementales de qualité et créatrice d’emplois. Nous porterons une réflexion avec l’ensemble des acteurs concernés pour adopter une stratégie de circuit cours pour développer la valorisation des déchets.
  • Déchets organiques : Compostage ou méthanisation ces déchets doivent être valorisés. A ce titre, toutes les initiatives, en particulier associatives seront soutenues. Les compétences d’associations comme Zéro Déchets Touraine doivent être utilisées pour réduire au maximum le poids des poubelles. Les 20 000 tonnes de bio déchets produits par an par notre métropole doivent pouvoir être réduits en créant 300 sites de composteurs. La question de la collecte en porte-à-porte des fermentescibles doit être mise à l’étude ainsi que la mise en place (éventuellement à la Grange David et à la Milletière) de deux petites unités de méthanisation « propres ».

Limiter l’impact du réchauffement climatique

12. Intensifier la végétalisation de la ville

  • Pour lutter contre le réchauffement climatique, nous viserons la création de corridors écologiques et la réduction des ilots de chaleur. Cette démarche sera intégrée à l’ensemble des projets de la ville, en particulier les grands projets structurants : embellissement/structuration des places (avec des bancs à l’ombre pour le repos des personnes âgées ou fragiles), Projets du haut de la rue Nationale, des casernes, du haut de la Tranchée, lors de la création des lignes des bus à haut niveau de services (BHNS) à hydrogène, des Halles, de l’ilot Vinci notamment.
  • Il conviendra de limiter, voire d’interdire l’abattage d’arbres (non malades) pour de nouvelles constructions ou infrastructures et d’en planter de nouveaux régulièrement. Pour les espaces « minéralisés » (ex : rue Nationale, parvis de la gare) l’implantation de bacs d’arbres sera intensifiée en privilégiant des essences résistantes à la chaleur et au stress hydrique.

13. Accompagner les personnes fragiles

Au-delà de l’isolation thermique des logements, nous veillerons à accompagner les personnes âgées, les familles de jeunes enfants et les personnes en situation de handicap, pendant les épisodes de canicule afin d’en maîtriser leur impact. Un plan global sera mis en œuvre, avec tous les acteurs concernés pour apporter des solutions concrètes à ces nouvelles menaces.

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