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Rayonnement Culturel & Universitaire

Un Projet Ambitieux, Collaboratif, Réaliste et Durable.

La culture et l’université sont deux puissants leviers d’attractivité pour notre ville et notre métropole. C’est pourquoi elles occupent une place centrale dans notre programme de mandature.

Les Tourangeaux ont la chance de disposer d’une offre culturelle particulièrement riche et diverse, portée par un réseau d’acteurs de qualité. Notre politique culturelle devra s’inscrire dans le territoire métropolitain autour de quatre priorités : renforcer l’accès à la culture et l’éducation artistique, conforter les équipements culturels et socio-culturels existants, promouvoir la création artistique et, enfin, mieux valoriser notre patrimoine historique et littéraire.

Ville d’art et de culture, Tours est aussi une ville universitaire. Notre objectif commun doit être ambitieux : atteindre les 50 000 apprenants (étudiants et apprentis) d’ici 2025. Pour atteindre cet objectif, nous favoriserons le développement de l’enseignement supérieur en contribuant, dans le respect du principe d’autonomie de l’université, à la création de nouvelles filières universitaires. Le soutien à l’apprentissage et l’intégration des étudiants dans le tissu économique local seront aussi au cœur de nos préoccupations.



Favoriser l’accès à la culture et l’éducation artistique

Notre première priorité sera de rendre la culture accessible à tous les Tourangeaux grâce notamment à un meilleur maillage du territoire de la ville pour que chaque grand quartier dispose d’un lieu de création, de médiation et d’échange culturel de qualité. Nous mettrons aussi l’accent sur l’éducation artistique et la lecture publique.

1. Rendre la culture et les arts accessibles à tous les tourangeaux dans tous les quartiers de la ville

D’une manière générale, chaque quartier de notre ville devrait pouvoir disposer a minima d’une « salle des fêtes » (comme il en existe dans tous les villages de France) ou d’un centre socio-culturel. Notre ambition est d’améliorer le maillage territorial des équipements (publics, associatifs ou privés) proposés aux habitants. Cela favorisera le taux d’occupation de ces salles et donc leur accès aux associations, artistes et aux publics scolaires notamment.

A titre d’exemple, plusieurs quartiers seront plus directement concernés par cette volonté de mieux répartir l’offre culturelle sur Tours :

  • À l’Ouest de la ville, nous souhaitons implanter un nouveau centre de création artistique (voir plus loin). Cet outil permettra de dynamiser la médiation culturelle et sociale de l’ensemble des habitants des quartiers de l’ouest de la ville (Rabelais / Tonnellé, Giraudeau, Febvotte/Marat) et de la métropole.
  • En cœur de ville, la réhabilitation en cours de la Chapelle du conservatoire régional de Tours devrait fournir l’opportunité d’élargir son utilisation pour accueillir des ensembles de musique, des compagnies de danse ou de théâtre du territoire. De même, nous veillerons à faire aboutir les démarches engagées pour obtenir l’appellation de Théâtre Lyrique d’Intérêt National du Grand Théâtre.
  • Au sud de la ville, il conviendra d’accompagner les acteurs associatifs présents sur le site de la gloriette afin que ce site, à proximité des rives du Cher, devienne le pendant au plan festif ou événementiel, de ce qui existe avec « Tours sur Loire ».
  • A l’Est de la ville, nous accompagnerons la renaissance du « Bateau Ivre » afin que cet équipement redevienne l’équipement culturel emblématique du quartier Velpeau et au-delà.
  • Au Nord de la ville, de nombreux équipements, en particulier associatifs existent mais aucun équipement emblématique n’assure le rayonnement culturel des quartiers concernés. Nous proposons de réunir les forces de tous les acteurs de ces secteurs pour définir un objectif ambitieux de maillage et de rayonnement culturel.

2. Favoriser l’éducation artistique et la lecture publique

  • L’effort en faveur du plan pour l’éducation artistique et culturelle (EAC) mené par L’État conjointement avec les collectivités locales devra s’intensifier. Notre objectif est bien de toucher 100% des enfants de 3 à 18 ans sur l’ensemble de notre territoire.
  • De même, la politique de la lecture publique, notamment auprès des plus jeunes, sera une de nos priorités en s’appuyant pour cela sur le réseau des bibliothèques, qui doivent devenir des lieux de médiation culturelle. Nous souhaitons que ces lieux culturels soient des lieux qui permettent aux citoyens de tous les quartiers de pouvoir s’y retrouver, y compris le dimanche à raison d’une fois par mois puisque le dimanche est un jour de repos donc de liberté.

Conforter les équipements culturels existants et la création artistique

A l’échelle de la métropole, force est de constater que le tissu culturel est relativement dense et les acteurs, qu’il s’agisse de structures publiques ou privées, nombreux. Pour autant, de réelles marges de progrès existent à condition d’inscrire notre politique culturelle dans une dynamique métropolitaine. Avant même d’imaginer de nouvelles réalisations, nous devrons conforter les équipements existants. De même, nous voulons faire en sorte que Tours reste un territoire de création artistique pour les artistes locaux et non pas seulement, même si c’est essentiel, de diffusion et de circulation de productions culturelles.

3. Dépasser les frontières de la commune pour inscrire notre politique culturelle dans une dynamique métropolitaine

  • La répartition des compétences entre d’une part, Tours et les villes de la métropole (compétence « culture ») et, d’autre part, la Métropole (compétence « équipements culturels ») rend peu lisible et plus coûteuse notre politique culturelle. C’est pourquoi nous veillerons à la bonne complémentarité et au rayonnement des équipements culturels de Tours et des autres villes de la Métropole. Nous renforcerons ainsi nos coopérations avec les autres établissements culturels au sein du territoire métropolitain. La gestion des grands équipements culturels aurait vocation à être assurée par la Métropole.
  • Nous organiserons, en début de mandature, des assises ou rencontres de la culture, ouvertes aux professionnels comme au public, afin de construire avec nos partenaires les projets culturels de demain. Ces assises seront prolongées par la mise en place de rencontres professionnelles annuelles entre les acteurs du monde culturel et les acteurs du champ socio-culturel.

4. Conforter d’abord les équipements existants avec un soutien accru aux artistes locaux

La Ville de Tours participe au financement de nombreux équipements culturels qui constituent les premiers soutiens des artistes locaux lesquels sont reconnus pour leur professionnalisme et leur engagement.
Si on ne veut pas amplifier les difficultés des établissements existants, alors il n’est pas souhaitable de mener une politique expansionniste de création de lieux culturels supplémentaires à l’exception d’un lieu dédié à la création et à la promotion artistique.
En dépit des contraintes budgétaires, nous nous engageons notamment à « sanctuariser » les crédits dédiés à la culture au sens large, à soutenir davantage nos artistes locaux et enfin, à préserver la diversité des expressions culturelles, qu’il s’agisse de la musique classique, du jazz (petit Faucheux), de l’art dramatique (Olympia) ou lyrique, de la danse de rue, de la musique urbaine, des arts plastiques, du cinéma d’art et d’essai (Studio) etc…

Ces engagements se traduiront notamment par un soutien technique et financier :

  • Aux compagnies tourangelles, et aux grandes manifestations (Aucard de Tours, American Tours Festival, etc.), et aux lieux emblématiques assurant le rayonnement de la ville (Grange de Meslay, Aucard de Tours, Château du Plessis, Muséum d’histoire naturelle, Grand théâtre, Le petit Faucheux notamment).
  • A l’emploi des artistes et des techniciens locaux. Beaucoup d’artistes locaux, notamment les plasticiens, rencontrent des difficultés pour faire connaître leurs œuvres et leurs créations. Des peintres renommés vivant sur notre territoire ne parviennent pas à trouver des lieux d’exposition. Nous devrons aussi être plus attentifs au respect du statut des artistes afin de limiter les situations de précarité.
  • A l’art contemporain autour d’une structure d’exception, le Centre de Création Contemporaine Olivier Debré (CCCOD) qui est à la fois un lieu d’expositions, un centre de recherche et d’expérimentation. Au-delà de sa mission de rayonnement culturel de la ville de Tours il doit être aussi un moteur de l’expression culturelle des artistes Tourangeaux qui deviendront, comme Olivier Debré aujourd’hui, les ambassadeurs de notre culture ligérienne.
  • A « Tours sur Loire » qui pourrait être menacé par le projet de restructuration du haut de la rue Nationale. Nous proposons de renforcer son empreinte dans l’espace culturel de la ville de Tours en trouvant des synergies avec 2 axes culturels complémentaires, à savoir la musique avec le florilège vocal de Tours (de dimension internationale) et la gastronomie. Nous souhaitons organiser un festival international de la gastronomie en invitant (en partenariat avec des restaurateurs de Tours) des chefs issus de tous les pays représentés dans le florilège. Ces échanges culinaires trouveraient leur apogée lors des « Battles culinaires » organisées sur les quais de Loire dans des « Food-trucks gastronomiques » représentant chacune des rencontres culinaires entre nos chefs et les chefs étrangers. C’est un des exemples de synergies que nous développerons pour opérer un vrai « changement de braquet » dans le domaine culturel.
  • Aux initiatives visant à développer l’art dans la rue (sculptures, fresques, décorations, etc.). L’expression culturelle n’est pas réservée aux ronds-points ! Nous favoriserons, à travers l’art de rue la réflexion et l’introspection culturelle.

5. Faire en sorte que Tours reste un territoire de création artistique

Pour s’épanouir, la création, les idées nouvelles ont besoin de temps, d’espace et de moyens. Pour cela, nous avons besoin d’un lieu spécifique dédié à la création artistique à Tours. De préférence dans le cadre du projet de reconstruction du Centre Chorégraphique National de Tours (CCNT), prévu sur l’ancien site des casernes, nous proposons d’imaginer un lieu de créations multiculturelles (arts visuels, sculpture, musiques, arts de la scène et cinéma) dédié à la création, aux échanges et aux débats. En s’inspirant du « Centquatre-Paris », ce lieu contribuera à faire émerger de nouveaux talents.

Ce projet phare comprendra notamment :

  • Des moyens techniques loués à l’heure ou à la journée : Ce « Carrefour des arts » rassemblerait des ateliers d’artistes, des plates-formes techniques partagées (studios d’enregistrement et de post-production, gravure/lithogravure) des salles de répétitions, de spectacles, de conférences, d’enseignement et une salle d’exposition permettant d’assurer la visibilité et la promotion des artistes et créateurs locaux.
  • Des logements réservés : Dans le cadre de la construction de logements sur cette zone, une partie pourrait être réservée aux artistes hébergés. Ce projet sera élaboré en co-construction avec des artistes/créateurs qui pourront proposer des solutions de construction innovantes et écologiques.

Valoriser notre patrimoine historique et littéraire

Une troisième priorité sera de valoriser et de transmettre notre précieux patrimoine, en particulier, à notre jeunesse mais aussi aux touristes qui seront ainsi incités à prolonger leur séjour dans notre ville. C’est le sens de nos deux projets phares : l’ouverture d’un musée de la ville de Tours d’un nouveau type et la création d’un Centre d’histoire et de célébration de la langue française.

6. Ouvrir un nouvel espace muséographique au Château de tours

  • En complémentarité avec le « Jeu de Paume », lieu de référence pour la diffusion de l’image contemporaine et la valorisation de la photographie, nous lancerons un appel à projet en vue de créer un espace muséographique innovant dénommé « Les portes de Loire » proposant une expérience immersive dans 2000 ans d’histoire de la ville de Tours et la Vallée de la Loire. Un « Espace Hors les murs » permettra de prolonger cette expérience immersive à travers des circuits interactifs.
  • Pour la définition de cet espace, implanté de préférence au Château de Tours sans empiéter sur les espaces dédiés au « Jeu de Paume », nous ferons appel aux chercheurs de l’Université et aux créateurs spécialisés dans les domaines de l’histoire, de l’architecture, de l’urbanisme et des sciences connexes. Ce projet fera largement appel aux nouvelles technologies (applis, technologies immersives par exemple, réalité augmentée etc.).

7. Créer un centre d’histoire et de célébration de la langue française

  • La Touraine a été, et reste encore aujourd’hui, réputée pour son « beau parler ». C’est sous le règne de François Ier, roi emblématique de la Renaissance dont le Val de Loire est le berceau, que fut adoptée en 1539 la fameuse ordonnance de Villers-Cotterêts. En s’appuyant sur l’université, notamment le Centre d’Études Supérieures de la Renaissance (CESR), mais aussi sur l’Institut de Touraine et l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Touraine, le réseau des professionnels du livre (libraires, bibliothécaires), le centre d’Histoire de la langue française aura vocation à mieux faire connaître l’histoire de notre langue, de promouvoir la langue française, de favoriser l’accueil des étudiants étrangers et de valoriser la littérature francophone.
  • Dans le même temps, nous soutiendrons les travaux de l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Touraine. Pour mémoire, c’est en mars 1988, que cette Académie renaît à l’initiative d’Émile Aron qui en devient le premier Président. Doyen de la Faculté de médecine, il eut le mérite de réunir les écrivains, artistes et scientifiques, pour la défense de notre langue, des valeurs de la culture et du patrimoine.

Développer l’apprentissage, l’enseignement supérieur et la recherche

En regard de la taille de notre Métropole, le constat factuel est celui d’une relative sous-performance du territoire en matière d’enseignement supérieur. D’ici 2025, l’objectif est de franchir la barre des 50 000 apprenants (étudiants et apprentis). Outre nos filières d’excellence (santé, numérique, micro-électronique), il nous faudra élargir l’offre universitaire en cohérence avec notre environnement économique et créer un écosystème (logements, maison des étudiants etc.) de nature à attirer les étudiants.

8. Ouvrir de nouvelles filières d’études supérieures

  • Un Institut d’études politiques (IEP ou IPAG) à Tours. La Région Centre-Val de Loire est doublement pénalisée car elle ne possède ni Institut d’études politiques (IEP), ni Institut de préparation à l’administration générale (IPAG) alors même que notre région compte 6 départements et de nombreux étudiants. Cela contraint nos meilleurs étudiants à quitter la région Centre-Val de Loire pour poursuivre leurs études dans d’autres régions, notamment en région parisienne.
  • Un pôle de formation dans les domaines de l’urbanisme de l’architecture et des paysages : Tours possède des atouts majeurs et historiques dans l’architecture et l’urbanisme et des paysages (jardins) ce qui lui donne le droit de se doter d’une école d’Architecture et d’urbanisme. Cette filière pourrait également accueillir les éléments de l’université (Hydrologie et hydrogéologie) et s’élargir à la dimension du paysage (en s’appuyant sur notre patrimoine de jardin de la France (Villandry / Chaumont sur Loire etc…).
  • Développer l’offre dans les filières scientifiques. Seule Polytech Tours propose des formations d’ingénieurs. Il faut unir les forces des laboratoires universitaires et de Polytech Tours (seule école à proposer des diplômes d’ingénieurs) et de nos entreprises et organismes locaux (STmicroélectronics, CEA, INRA…) qui offrent des potentiels de recrutement importants pour développer des filières d’excellence de portée nationale ou internationale.

9. Favoriser l’intégration des étudiants dans la ville et l’économie locale

  • Créer une maison des étudiants. Pour remédier à la dispersion des sites d’enseignement supérieur et universitaires étant éclatés, les étudiants devraient disposer d’un « lieu Totem » comme le préconise un avis du CODEV. Il ne s’agit pas de créer une nouvelle structure, mais de regrouper sur un même plateau technique toutes les compétences et ressources utiles. Dans ce cadre nous mènerons également une réflexion sur le logement étudiant.
  • Nous soutiendrons, en particulier, les formations par alternance et les écoles de la deuxième chance qui favorisent l’intégration dans l’entreprise et l’indépendance économique des étudiants. De nombreuses filières sont concernées, nous favoriserons, en particulier, les filières scientifiques, citées plus haut et les filières artisanales dont celles liées à la gastronomie et au tourisme.

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